
Carte d’identité
- Signe de qualité
- AOC et AOP
- Reconnaissance
- AOC depuis le 31 mai 2018
- Origine
- Le Rove, dans les Bouches-du-Rhône
- Race
- Chèvre du Rove
Une histoire ancienne, une protection récente
Selon Jean Froc, la brousse du Rove est connue au moins depuis le début du XIX siècle. Huit éleveurs ont déposé un dossier de protection au printemps 2007. Cette démarche visait à distinguer la brousse du Rove des autres brousses de la région et à protéger le produit.
Des chèvres élevées dans la garrigue
Les chèvres sont conduites en agropastoralisme dans les garrigues du Rove, de l’Étoile et d’autres massifs autour de Marseille. Vous pouvez croiser les troupeaux avec leur berger et leurs chiens autour de la Nerthe, de Septeme, de Simiane ou de Mimet. Vous devez veiller à ce que l’alimentation des chèvres équilibre l’herbe, les genêts, les ajoncs et les autres plantes ou arbustes de la garrigue, comme le chêne kermès. Les chèvres reviennent à la chèvrerie en fin d’après-midi pour la traite.
De la traite au moulage
Dans la commune du Rove, la traite décrite se fait à la main à l’étable de Vérune. Juste après la traite, le lait est chauffé progressivement jusqu’à environ 90 °C, ce qui le pasteurise. Le lait est ensuite laissé à refroidir jusqu’à environ 70 °C. L’éleveur-fromager récupère les grumeaux formés à l’aide d’une écumoire. Ces grumeaux sont moulés dans des formes coniques allongées de 12 cm de longueur.
Des faisselles aux préparations sucrées
Les faisselles cylindriques allongées rappelleraient une tradition de service dans des cornes de bélier, remplacées ensuite par des cornets en fer blanc puis en plastique. La brousse du Rove se présente aussi en paniers. Jean Froc rapporte qu’elle se déguste également sucrée et arrosée d’eau de fleur d’oranger. Dans le même ouvrage, elle est mentionnée comme base d’un gâteau aux œufs.