
Carte d’identité
- Espèce
- Ancienne variété de poirier
- Origine
- Varennes, près de Langres
- Culture ancienne
- Cultivée dès 1600
- Fruit
- Grosseur inférieure à la moyenne
- Forme
- Sphérique, parfois un peu allongée
- Couleur
- Peau brun roux clair
Origine et synonymes
Dans son catalogue de 1628, Le Lectier cite la poire sous les noms de Caillolet rozat et musqué ou Caillouat de Varennes. En 1768, Duhamel ne fait suivre le nom de poire de Prêtre d’aucun synonyme, signe que les anciennes appellations étaient alors oubliées.
Le poirier
Les rameaux sont nombreux, dressés ou légèrement étalés, assez gros, de longueur moyenne et fortement coudés. Vos rameaux sont brun-roux clair et jaunâtres, avec des lenticelles arrondies très apparentes et des coussinets ressortis. Les yeux sont volumineux, coniques et pointus, renflés au milieu, avec un écartement variable par rapport au bois. Les feuilles sont grandes et abondantes, de forme ovale arrondie ou ovale allongée, avec des bords régulièrement dentés. Tous les sujets lui conviennent comme porte-greffe, et les pyramides deviennent fortes et touffues dès leur deuxième année.
Description du fruit
Le pédoncule est court et bien nourri, légèrement renflé à son attache, puis inséré dans une faible cavité. L’œil est grand, très ouvert, régulier et presque saillant. La peau rugueuse et assez épaisse porte de gros points blanchâtres sur le côté exposé au soleil, tandis que l’autre face devient gris cendré. L’eau est rarement abondante, avec une saveur sucrée, acidulée et plus ou moins musquée.
Culture et maturité
Dans la description publiée en 1670, la poire est donnée comme se mangeant à la fin décembre et en janvier. La description ancienne la présente comme une poire ronde, grosse comme la Portail, à peau brune marquetée de gris puis rousse marquetée de gris blanc.
Usages en cuisine
Le Caloet est classé en première qualité comme fruit à cuire, notamment pour la compote. Il est également recommandé pour le séchage.
Une identité discutée
En 1858, Joseph Decaisne a réuni la poire de Prêtre à une variété ancienne appelée Carmélite. Les auteurs horticoles des deux siècles précédents considéraient toutefois la poire de Prêtre et la Carmélite comme différentes. Cette distinction repose notamment sur l’opposition entre le pédoncule long et mince, la peau jaune grisâtre et les nuances rouges de la Carmélite, et les caractères de la poire de Prêtre.