
Carte d’identité
- Fruit
- Tomate
- Obtenteur
- Calgene
- Année
- Développée dans les années 1980
Une modification destinée à limiter le pourrissement
Un gène antisens ajouté à Flavr Savr freine la production de polygalacturonase, une enzyme impliquée dans le pourrissement. Les chercheurs ont utilisé la bactérie modifiée Agrobacterium tumefaciens pour introduire du matériel génétique dans les cellules de cette tomate. Un gène de résistance à la kanamycine servait à repérer les plantes ayant reçu les gènes ajoutés. La variété présente une meilleure résistance aux champignons que son équivalent non modifié.
Mûrir sur pied sans gagner en fermeté
Les fruits peuvent achever leur maturation sur pied sans réduire leur durée de conservation après la récolte. Le projet visait à ralentir le ramollissement pour permettre de récolter des fruits mûrs sans les abîmer. Le gène antisens a prolongé la durée de vie commerciale des fruits, sans améliorer leur fermeté. Le goût a ensuite été amélioré par sélection traditionnelle avec des variétés de tomates plus savoureuses.
Des difficultés de production et de manutention
Flavr Savr a été développée à partir d’une ancienne variété parentale peu productive. Des moyens insuffisants ont été consacrés à la sélection traditionnelle de la variété. Les cultures n’ont atteint que 25 à 50 % des rendements obtenus par les autres producteurs. La manutention a nécessité l’achat d’équipements conçus pour les pêches et la mise au point de cageots adaptés au transport.
Un parcours commercial difficile
La FDA n’a pas exigé d’étiquetage particulier, estimant que ces tomates conservaient les caractéristiques fondamentales des tomates non modifiées. Les tomates ont néanmoins été étiquetées comme génétiquement modifiées. Des qualités gustatives insuffisantes ont contribué à l’échec commercial rapide de Flavr Savr. Cet échec a aussi été attribué au manque d’expérience de son producteur dans la culture et l’expédition des tomates.