
Carte d’identité
- Espèce
- Musa acuminata
- Origine
- Asie du Sud-Est
- Groupe
- AAA
De la Martinique aux plantations d’exportation
Des officiers de la marine française apportent des plants en Martinique, où des colons les mettent en culture vers 1820. En 1835, le botaniste français Jean François Pouyat transporte cette banane de la Martinique à la Jamaïque. Les expéditions en gros vers les États-Unis commencent en 1879, avec un envoi de Jamaïque à destination de Boston et de New York. Son développement commercial étend sa culture au Nicaragua, au Panama, aux îles Fidji, à Hawaï et en Australie.
Un parfum fruité et un goût marqué
Son parfum fruité et sa saveur ont contribué à son succès comme fruit de dessert. Gros Michel contient davantage d’acétate d’isoamyle que Cavendish, un composé utilisé pour les arômes alimentaires de banane. Certains décrivent son goût comme une version plus intense de celui de Cavendish, avec une impression d’arôme artificiel. Le bananier Gros Michel est un cultivar triploïde issu de la banane sauvage Musa acuminata.
Une culture transformée par la maladie de Panama
La variété a été cultivée dans de vastes plantations au Honduras, au Costa Rica et dans d’autres pays d’Amérique centrale. Vous pouvez retenir qu’au plus tard dans les années 1960, les exportateurs de Gros Michel commencent à cultiver des cultivars résistants appartenant au sous-groupe Cavendish. Sa culture subsiste dans de petites exploitations isolées de la contamination à grande échelle, notamment à Sainte-Lucie et dans le centre de la République du Congo. En Thaïlande, où elle n’a pas été atteinte par ce champignon, sa culture reste florissante. En Amérique centrale, Gros Michel reste cultivée sur des terres non contaminées.
Des noms différents selon les pays
En espagnol, la variété porte les noms Guineo Gigante, Banano et Plátano Roatán. Elle est appelée Pisang Ambon en Malaisie et en Indonésie, Thihmwe en Birmanie, Chek Ambuong au Cambodge et Kluai hom thong en Thaïlande.