
Carte d’identité
- Espèce
- Theobroma cacao
- Famille
- Malvacées
- Origine
- Région des Guyanes, selon l’étude de 2008
Un nom et une classification récents
Le nom Guiana vient de l’anglais « Guianas », qui désigne la région des Guyanes. Ce groupe a fait l’objet d’une publication scientifique dès 2005. L’étude de Motomayor et de ses collaborateurs l’a intégré en 2008 parmi les dix groupes fondamentaux de cacaoyers. Avant cette classification, le Guiana n’était rattaché à aucun des trois groupes traditionnels, criollo, forastero et trinitario.
Un arbre de sous-bois
Le Guiana pousse dans le sous-bois. Son feuillage est constitué de grandes feuilles persistantes. Dans le sud-est de la Guyane française, des cacaoyers isolés dans un îlot de forêt humide ont évolué différemment des autres cacaoyers.
Des cabosses au relief marqué
Vous pouvez observer sur les cabosses des sillons très prononcés et des excroissances verruqueuses. La qualité organoleptique des cacaoyers Guiana est décrite comme supérieure.
De la découverte aux collections
La découverte des cacaoyers spontanés de Guyane française par le sergent Delahaye remonte à 1729. Ces cacaoyers ont été étudiés dès 1985 par le CIRAD, grâce à des cabosses récoltées lors de missions du 3 régiment étranger d’infanterie de Kourou sur les bornes frontières avec le Brésil. Les prospections scientifiques ont concerné la région de Camopi en 1987, puis le haut Oyapock à Kérindioutou en 1990 et à Euleupoussing et Yaloupi en 1995. Le CIRAD a installé une collection de ces cacaoyers à la station de Pointe-Combi, à Sinnamary en Guyane française. Les cacaoyers de cette collection ont été étudiés pendant dix ans.
Une ressource pour la sélection
La collection comprend des plants issus de clonage végétal et des descendances libres, constituées de semenceaux provenant d’un même pied mère. Le fonds du CIRAD décrit dans la source compte 198 pieds-mères provenant de vingt populations issues de deux bassins fluviaux. Ces cacaoyers offrent à la Guyane française une ressource génétique régionale pour améliorer les variétés cultivées. Les premiers plants Guiana mis en culture en 2012 provenaient du croisement de deux clones « élites », obtenu par pollinisation artificielle en 2011. Ces plants ont rejoint leur plantation définitive au début de 2013. La source mentionne aussi des essais de croisements entre des clones de variétés subspontanées de Guyane et des clones sélectionnés d’autres origines.