
Carte d’identité
- Synonyme
- Hypobiote
- Plante
- Ligneuse ou herbacée
- Usage
- Support pour le greffage
Une pratique ancienne au potager
Le greffage des légumes se pratique depuis longtemps. Au Japon, cette pratique prend son essor à partir de 1920 avec des pastèques greffées sur des courges. Le Catalogue officiel des espèces et variétés a créé deux rubriques de porte-greffes, l’une pour les cucurbitacées, l’autre pour les solanacées.
D’où viennent les porte-greffes ?
Un porte-greffe peut être un clone obtenu par multiplication végétative, notamment par bouturage ou marcottage. Il peut aussi provenir d’un semis, parfois issu d’un croisement spontané. Pour les légumes, les porte-greffes sont souvent des espèces voisines ou des plantes issues de croisements.
Deux parties qui forment une plante
Le porte-greffe apporte les racines et la tige de soutien, et prélève dans le sol l’eau et les éléments minéraux nécessaires à la plante. La partie rapportée, appelée greffon, porte les caractéristiques recherchées pour les fruits ou l’aspect décoratif. Après quelques semaines, les tissus des deux parties se soudent pour former une seule plante. Après quelques années, la greffe peut devenir difficile à repérer, même si la plante conserve deux composants génétiquement différents.
Choisir selon le sol et les effets recherchés
Les cultivars servant de porte-greffes sont notamment sélectionnés pour leur morphologie et leur adaptation au sol et au climat. La résistance à la sécheresse et aux ravageurs des racines fait aussi partie des critères de sélection. Pour un même greffon, différents porte-greffes peuvent modifier la taille des fruits et la précocité. Le choix peut s’appuyer sur le pH du sol, sa salinité, l’eau disponible et la présence de nématodes ou d’agents pathogènes.
Planter et surveiller le porte-greffe
À la plantation, ne mettez en terre que la partie basse du porte-greffe, celle qui porte les racines. Coupez les branches que le porte-greffe peut produire lui-même.