
Carte d’identité
- Rôle
- Partie enterrée servant de support au greffon
- Origine
- Plants américains ou hybrides dans la plupart des cas
Une réponse aux dégâts du phylloxéra
En 1873, le botaniste Jules Émile Planchon identifie le greffage sur plant américain ou hybride franco-américain comme solution pour sauver les vignes européennes. Victor Ganzin obtient les premiers hybrides résistants au phylloxéra à partir d’un croisement réalisé en 1877 entre l’Aramon et le Rupestris Ganzin. Georges Couderc crée plus de 22 000 hybrides, dont les créations deviennent connues dans les vignobles du monde entier à partir de 1881. Les premiers essais avec des vignes américaines donnent des résultats variables suivant les sols.
Tenir compte du calcaire et du sel
La résistance au calcaire désigne la capacité du porte-greffe à supporter une certaine proportion de calcaire actif. Le calcaire réduit la solubilité du fer dans le sol et le rend indisponible pour la plante. La résistance au sel correspond à la capacité de pousser dans un sol fortement chargé en sel. Quelques porte-greffes supportent une teneur en sel allant jusqu’à 1 pour mille.
Comprendre la vigueur et la précocité
La vigueur se traduit par la vitesse de croissance de la vigne et l’abondance de son feuillage. Une forte vigueur retarde la maturité du raisin. Dans les zones sèches ou pauvres, la vigueur est recherchée parce qu’elle favorise l’exploration du sol par la vigne. Dans les zones de culture septentrionales, la précocité compte parmi les critères de choix.
Associer le porte-greffe et le greffon
Un assemblage mal adapté entre greffon et porte-greffe peut donner peu de réussites malgré un grand nombre de plants greffés. Des incompatibilités sont connues, notamment entre le Fercal et le cabernet-sauvignon. La culture sans porte-greffe reste possible en zone sableuse où le phylloxéra ne peut se déplacer, ou en zone inondable où l’immersion hivernale le noie.