
Carte d’identité
- Type
- Souches de riz
- Technique
- Modification par ingénierie génétique
- Objectif
- Tolérance aux herbicides pour certaines souches
- Pollinisation
- Autopollinisation
Les premières autorisations
Les deux premières variétés autorisées aux États-Unis, LLRice60 et LLRice62, ont reçu leur approbation en 2000. Le Canada, l’Australie, le Mexique et la Colombie ont ensuite autorisé ces variétés ainsi que d’autres riz génétiquement modifiés résistants aux herbicides. Ces autorisations n’ont toutefois pas débouché sur une commercialisation. Selon Reuters, la Chine a accordé en 2009 une approbation de biosécurité à un riz résistant aux ravageurs, sans que cette souche soit commercialisée.
Les gènes et les résistances étudiées
Chez le riz, des gènes peuvent aussi passer naturellement entre espèces grâce à des vecteurs naturels. Des transferts transgéniques ont été identifiés entre le riz et des millets du genre Setaria. Le riz Bt exprime le gène cryIA(b) de la bactérie Bacillus thuringiensis, qui permet de résister notamment à la pyrale du riz par la production d’endotoxines. Dans des essais sur le riz, une expression accrue de l’oxalate oxydase a renforcé la résistance à Rhizoctonia solani.
Les recherches sur la photosynthèse
En 2015, un consortium de douze laboratoires répartis dans huit pays a obtenu un cultivar présentant une forme rudimentaire de photosynthèse en C4. Ce travail cherchait à stimuler la croissance en capturant le dioxyde de carbone puis en le concentrant dans des cellules spécialisées des feuilles. Le cultivar développé reposait encore principalement sur la photosynthèse en C3. Une photosynthèse entièrement en C4 nécessite une disposition précise des cellules, celles qui capturent le dioxyde de carbone devant entourer celles qui le concentrent. Vous pouvez retenir que certains gènes impliqués dans la formation de ces cellules restaient à identifier, peut-être plusieurs dizaines. L’introduction d’une photosynthèse en C4 chez le riz pourrait accroître les rendements à l’hectare d’environ 50 %.