
Carte d’identité
- Espèce
- Solanum tuberosum L.
- Type
- Pomme de terre féculière
- Origine génétique
- Modification de la variété Prevalent
- Maturité
- Tardive
Comment la production d’amylose est freinée
L’enzyme GBSS commande la synthèse de l’amylose à partir du dextrose. Une copie inversée du gène correspondant a été introduite dans Amflora pour inhiber la production de GBSS et, par conséquent, celle d’amylose. La bactérie Agrobacterium tumefaciens a servi d’intermédiaire pour introduire cette copie dans le génome.
Des débouchés dans l’industrie
Cette composition facilite l’extraction de l’amylopectine pour la fabrication de papier, de textiles et d’adhésifs. Les sous-produits issus de l’extraction industrielle de l’amidon peuvent servir à l’alimentation animale.
Les cultures européennes
En 2008 et 2009, des essais ont occupé au total 20 hectares dans plusieurs pays européens, dont la Suède, la République tchèque et l’Angleterre. En 2010, le lancement annoncé prévoyait la production de plants sur 20 hectares dans le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, en Allemagne, et sur 80 hectares en Suède, ainsi qu’une culture commerciale sur 150 hectares en République tchèque. Lors de l’annonce de l’abandon de sa commercialisation dans l’Union européenne en janvier 2012, Amflora n’était cultivée qu’en Allemagne, en Suède et en République tchèque, sur un total de 300 hectares.
Un parcours réglementaire interrompu
En 2008, une action en justice a été engagée contre la Commission européenne pour contester la lenteur de la procédure d’approbation d’Amflora. Le même jour, elle a autorisé les aliments pour animaux issus d’Amflora et sa présence fortuite ou accidentelle dans les denrées alimentaires à hauteur de 0,9 % au maximum. Cette annulation reposait sur le non-respect des règles de procédure d’autorisation par la Commission.