
Carte d’identité
- Espèce
- Pomme de terre
- Dénomination
- Nom collectif de variétés traditionnelles
- Origine
- Tradition de culture maorie en Nouvelle-Zélande
- Usage
- Ingrédient de base du pain rēwena
Une histoire aux récits différents
Selon les traditions maories, les taewa auraient été cultivées avant les premières visites européennes en Nouvelle-Zélande. Une introduction de pommes de terre est rapportée en 1772, lorsque Marc Joseph Marion du Fresne en fit planter sur l’île de Moturua, dans la baie des Îles. Une nouvelle introduction est rapportée en 1773 par James Cook, dans la région du détroit de la Reine-Charlotte. Les Maoris ont rapidement adopté ces pommes de terre, qui sont devenues un aliment de base.
Des tubercules aux reliefs marqués
Vous pouvez observer une forme plus bosselée que chez les pommes de terre modernes. Les taewa sont plus colorées que les variétés modernes.
La culture et la conservation
Les taewa se cultivent généralement avec les mêmes techniques et équipements que les variétés commerciales. Chaque plant tend à produire davantage de tubercules que les pommes de terre modernes. Ces pommes de terre peuvent pousser sous des climats plus frais que ceux convenant au kūmara. Leur conservation est plus facile que celle du kūmara. Dans la tradition maorie de Nouvelle-Zélande, la plantation se fait au printemps, l’entretien en été et la récolte à la fin de l’automne.
Des variétés maintenues et étudiées
La culture de ces variétés anciennes a fortement reculé à partir de la fin du XIXe siècle, avec l’arrivée de cultivars modernes plus productifs. Le groupe comprend notamment Huakaroro, Karuparerā, Moemoe, Raupī, Tutaekuri et Kowiniwini. L’université Massey a piloté le projet Taewa Maori entre 2004 et 2007 pour mener des analyses scientifiques de ces variétés. Ce projet portait sur quatre variétés et visait à développer des produits à plus forte valeur ajoutée destinés à l’organisation nationale des producteurs maoris de légumes, Tahuri Whenua.