
Carte d’identité
- Région
- Camargue
- Type de produit
- Céréale
- Signe de qualité
- IGP
Une culture aux débuts mouvementés
Sous Henri IV, Sully a tenté de lancer la culture du riz en Camargue, sans succès. Dans les années 1840, les rizières servaient à absorber l’eau des grandes crues du Rhône et à dessaler les terres. En 1941, le gouvernement de Vichy a envoyé dans les mas camarguais des travailleurs indochinois, venus volontairement ou contraints, pour soutenir l’effort de guerre. Des travailleurs italiens et espagnols ont également participé au développement de la riziculture camarguaise.
Un terroir irrigué par le Rhône
L’aire couvre 15 communes des Bouches-du-Rhône et du Gard, dans un triangle délimité par Aigues-Mortes, Port-Saint-Louis-du-Rhône et Tarascon. Les agronomes ont relevé des terres et un climat favorables au riz, avec une amplitude thermique plutôt faible. L’eau prélevée par pompage dans le Rhône rejoint de grands canaux, dont les frais d’entretien sont partagés entre les propriétés desservies. De petits canaux appelés porteaux distribuent ensuite cette eau aux rizières.
Ce que garantit l’IGP
L’IGP garantit la provenance camarguaise, la traçabilité des riz et le respect de procédures concernant la qualité de production et la sélection variétale. Le cahier des charges est contrôlé par l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO), sous la responsabilité du Syndicat des Riziculteurs de France et Filière. Un arrêté du 14 septembre 2011 a confirmé l’homologation du cahier des charges de l’IGP « Riz de Camargue ».
Des présentations à distinguer
Les riz complets, également appelés riz cargo, présentent une couleur rouge ou brune. Pour obtenir ces riz complets, les grains sont simplement décortiqués, triés et nettoyés. Parmi les présentations couvertes par l’IGP figurent des riz naturellement parfumés. L’étuvage rend le riz incollable en faisant agir de la vapeur d’eau sous pression sur l’amidon du grain. Les versions biologiques respectent le cahier des charges de l’agriculture biologique.
Des chiffres datés pour suivre la production
Au début du XXe siècle, les rizières occupaient 800 hectares en Camargue. En 2008, les 16 640 hectares cultivés ont produit 98 176 tonnes de riz paddy, c’est-à-dire de riz brut non décortiqué. En 2010, 200 riziculteurs exploitaient 21 200 hectares pour une production de 120 000 tonnes de riz paddy. En 2014, les surfaces consacrées au riz ont diminué de 5 000 hectares pour atteindre 14 700 hectares.